Étudier à la Sorbonne, telle est la question

Le 19 juil. 2015


Il y a des choix qui vont au delà du simple entendement. Ceux là ont un réel pouvoir d'influence sur les prochaines années à venir de votre vie. Aujourd'hui, je suis face à l'un deux.

Une fin d’année haute en émotions

À l'heure où je vous parle je viens à peine de terminer ma quatrième année et valide non sans satisfaction la première année de mon master. L'une des particularités des études, que je trouve un tant soit peu paradoxale, est que l'on doit anticiper et choisir notre prochaine formation alors que nous n'avons même pas passé les examens du premier semestre. En janvier, quatre mois à peine après ma rentrée je devais donc déjà me projeter en septembre prochain si je voulais avoir le choix de mon école.

Je suis étudiante en marketing et publicité. L’an prochain, en septembre donc, je vise à me spécialiser dans la communication de marques. Comme dans tout domaine, il y a des écoles qui surplombent les autres par leur enseignement, leur réputation et leurs valeurs mythiques. Le Celsa. L'institut de la communication de la Sorbonne. Le grâal de tout aspirant communiquant. Depuis que j’ai commencé mes études, je sacralise cette école comme la meilleure qu’il soit dans le marché universitaire. La sélection est très dure, les admis peu nombreux et leur avenir promis à une gloire certaine. Quand vous sortez du Celsa, vous avez déjà réussi.

Et si je tentais les concours ?

J'ai un fidèle adage que je me répète à chaque fois je me lance dans un projet un peu fou : je ne suis pas plus con qu'une autre. Et c'est dans cette dynamique que j'envoie mon dossier. Je n’avais absolument rien à perdre à essayer ! Après avoir réussi les écrits, voilà que je me tiens devant le jury. Deux semaines plus tard, le 3 juillet, la sentence tombe : je suis reçue. Mon nom figure parmi les vingt qui auront l’honneur d’être la promotion à venir.

La fierté est le premier sentiment qui me submerge. Je réalise que parmi tous les candidats de France qui ont testé ce concours, la Sorbonne estime que je suis à son niveau. La Sorbonne me permet d’apposer son nom et renom sur mon CV. Puis le doute, est-ce vraiment ce que je veux ? Aurais-je le courage de franchir les portes pour me tenir sous la coupole de la Sorbonne ?


Le choix cornélien

J’ai deux options : rester à mon université actuelle ou devenir ponctuellement parisienne. Si vous avez lu mon tag « 10 raisons de me détester », vous savez que je ne juge que par l’excellence – du moins en ce qui concerne mes études. Je place la barre haute, très haute pour aller avec un tempérament ambitieux. Je cours perpétuellement après la mention très bien. Pour ça, je travaille énormément et sacrifie beaucoup trop d’heures à réviser. Je suis passionnée certes, et je ne vis pas ça comme une contrainte mais comme un enjeux personnel. J’ai pleinement conscience que le monde du travail est rude où la motivation se perd. Si bûcher un peu plus que d’autres peut faire la différence sur ce que je peux apporter plus tard à une entreprise : je le fais les yeux fermés.

Si j’étais rationnelle, et en suivant ma quête de la perfection théorique, je sauterais sur l’opportunité que m’offre le Celsa sans y réfléchir à deux fois. Je me complais à m’imaginer forte, une fille qui marche la tête haute. Je suis bien obligée de constater que mon pas hésitant et mon incapacité à dire « oui » ou « non » ne sont pas les qualités premières d’un caractère fort.


Un choix qui remet tout en question

Je culpabilise d’avoir le choix. Certains rêvent d’intégrer la Sorbonne sans y parvenir malgré leur effort. Et moi, madame indécise, je me paye le luxe de la réflexion et du doute. Et si le Celsa n’est que de la poudre aux yeux, et si ce n’est pas mieux qu’ailleurs ? J’aurais tout quitté pour rien. J’essaie de faire un choix censé, en pesant les pour et les contre, en comparant les formations mais sur un point de vu technique, elles sont très similaires. C’est mon degré de confort et mes perspectives de vie qui vont faire la différence.

Je me sens presque obligée d’accepter. On ne dit pas non à la Sorbonne tout de même, jamais plus je n’aurais cette chance. Le fait d’hésiter me fait sentir comme lâche. J’en viens à me dire que si je n’y vais pas, c’est par manque de courage, peur de l’inconnu et besoin de sécurité. Rester à ma fac, serait la facilité sans sortir de ma zone de confort. Mon amour propre est loin d’aimer cette description.

Je n’ai pas envie de passer à côté de la Sorbonne mais je n’ai pas envie de passer un an à me morfondre dans un 10 mètres carré. Actuellement j’ai un confort de vie très satisfaisant pour une étudiante : je vis proche des commerces, des lignes de métro, de mon université. Je ne suis qu’à 1h15 de train de ma famille qui m’est vitale. Je prévois aussi d’intégrer des clubs sportifs et des associations.

Paris ne m’offrira pas ce cadre de vie, mais j’aurais un meilleur stage, une meilleure expérience, une référence en or dans mon parcours.


Des perspectives différentes

Peut-être le savez-vous, mais je rêve de partir à l’étranger dans le cadre de mes études. Le programme Eramus n’est pas ouvert à tous les étudiants, il faut avoir été inscrit au moins deux fois dans une même université pour y avoir droit. Je n’ai jamais fait deux années consécutives dans la même faculté. Après mon BTS en école de commerce, je suis partie à l’université. Une fois ma licence en poche, j’ai eu envie de changement donc je suis une nouvelle fois partie, à 300km cette fois, pour intégrer une nouvelle faculté plus en adéquation avec ce que je voulais faire. Cette année, si je continue mon cursus sans aller à Paris, j’aurais le droit de déposer une candidature.

J’en viens à me questionner sur les réelles motivations de mes choix. Tous mes professeurs me conseillent de partir à Paris pour tout ce que cette ville peut m’apporter intellectuellement. Tous mes proches me conseillent de partir là où je me sentirais le mieux pour avoir le meilleur mental possible et réussir comme je l’entends. Cette année n’a pas été simple pour avoir des bonnes notes mais je me suis épanouie dans une ville que je ne connaissais pas. Peut être que je juge trop vite Paris.


Une revanche personnelle

J’ai l’impression que c’est mon égo qui me pousse à Paris pour être honnête. L’égo de ma satisfaction personnelle mais surtout ma fierté. Plus d’une fois, depuis le lycée, j’ai rencontré des personnes, élèves comme professeurs, qui m’ont affirmé que je n’y arriverais pas, que je n’irais pas loin, que je ne réussirais pas. Aujourd’hui je suis arrivée à l’un des plus haut échelon que la formation en communication propose avec mon admission au Celsa.

Pour autant, je n’ai pas le sentiment que cela soit une bonne raison. Ce n’est pas ma vengeance personnelle qui me fera tenir dans les moments difficiles et plus que tout cela va à l’encontre de mes valeurs. Je suis censée vivre pour moi et pas pour une bande d’imbéciles qui m’a jugé trop vite et à tord. La tentation est pourtant là, et elle prend le dessus sur toutes les autres motivations qui me pousserait réellement à choisir Paris.


Partir ou ne pas partir, telle est la question

Confort ou aventure. Inconnu ou sécurité. Celsa ou Erasmus. Je dois choisir entre une ville que je connais et une autre que j’ai à peine visité. Quoi que je fasse, je regretterais l’une ou l’autre j’en suis convaincue. Toutes les raisons qui me poussent à rester se transforment dans mon esprit en excuses pour ne pas saisir une opportunité présentée sur un plateau d’argent. D’un autre côté, vais-je assumer de rester dans l’ombre d’une université qui n’égalera jamais la Sorbonne alors que j’aurais pu marquer de mon nom ses prestiges ?

Au delà de la formation, cela questionne mes choix personnels et la vie que je désire mener. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, même si je pense avoir une idée au fond de moi. Une chose est sûre, je me promets une chose : si je ne vais pas à Paris, il sera grand temps que je me bouge pour réaliser mes autres rêves. La Sorbonne n’est pas venue seule, et il n’y a pas de raisons que je n’entreprenne pas ce qui me tient à cœur.

Cette admission a eu l’effet d’un électrochoc. Des idées et des projets, j’en ai plein la tête sans jamais les réaliser. À commencer par ce blog, qui a attendu très longtemps avant de prendre forme. Si je dois retenir une chose positive de tout ça : il n’y a qu’en essayant qu’on y arrive. Peut être est-ce ça, la vraie force de caractère, défendre ses propres choix.


ET VOUS ? Sur quoi basez-vous vos choix ?



Cosmétiquement vôtre,
Miko.

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10 commentaires

  1. Tout d'abord, félicitations pour ton admission ! Bravo !!! Cet article est très personnel et honnêtement, j'apprécie de te découvrir sous cet angle. Tu as un dilemme en face de toi mais moi, je ferai un bilan : que peut m'apporter la Sorbonne professionnellement ? Que peut m'apporter Erasmus professionnellement ? Pour moi ce sont les seules questions. Un an dans une ville que l'on aime pas, c'est tenable même si c'est pas toujours facile. Un an et même plus à regretter des choix, c'est plus difficile (quelque soit le choix). Demande toi si l'expérience d'Erasmus peut t'apporter vraiment des choses irremplaçables, est-il possible de partir à l'étranger différemment ? Est-ce que le "label" celsea est vraiment un sésame dans le marché actuel ? Bref, ce n'est pas évident, c'est certain. Je suis de tout coeur avec toi, bon courage !!

    Estelle
    lamodeestunjeu.fr

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    1. C'est la première fois que j'écris un article si personnel. Je ne pensais pas le publier, mais finalement, je me suis dit que vous aurez certainement de sage conseil en réaction à ma situation. Je suis vraiment tellement touchée par l'accueil de cet article !

      Tes remarques sont très justes et m'apportent réflexion. Ce n'est pas tant le choix de la formation mais de ce que je apprendre et bénéficier de chaque expérience. En répondant à tes questions, simples mais pertinentes, j'entrevois des réponses que je n'avais pas envisagé sous cet angle.

      Un grand merci à toi, pour ton soutien et ta présence <3

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  2. Je vais essayer de ne pas écrire un roman mais ton dilemme me parle un peu donc... je ne promets rien ^^
    Je comprends un peu ta situation, aussi bien tes craintes que le fait de vouloir partir par défi, de faire du bien à ton égo. Quand j'ai eu ma licence, j'ai fait un M1 dans un domaine que je savais pas spécialement fait pour moi, parce que je n'avais pas pris toutes les précautions pour l'après licence (j'ai toujours eu un peu de mal à me projeter !) alors j'ai fait ce M1 (que j'ai obtenu avec mention hein) mais dès la fin du premier semestre, j'ai commencé à chercher des programmes universitaires qui se rapprocheraient plus de moi et mes envies. Qu'en Île-de-France, parce que je suis une enfant de la région parisienne (et non de Paris, nuance :D) et je ne trouvais soit rien qui me convenait vraiment, soit des facs qui recrutaient sur dossier et dont la sélection était assez dure et comme j'ai un peu fait n'importe quoi en licence (toujours parce que je ne me projetais pas) bah je savais que c'était foutu d'avance pour ces facs parisiennes. Un jour, en plein mois de juin, sans rien demander, je suis tombée sur un programme d'une fac qui me parlait beaucoup, les inscriptions se terminaient une semaine après il me semble. Ni une, ni deux, j'ai postulé sans vraiment y croire, juste parce que le programme me semblait bien. Quelques semaines plus tard, la réponse tombe : je suis admise. Ouaw, trop cool. J'en avais parlé rapidement à ma mère (même si je ne vivais plus chez elle et que mes études, tant que je fais ce qui me plait, elle s'en fiche un peu ^^) mais sans plus. Et là, il faut rentrer dans les détails. La fac en question était à Toulon. TOULON ! Je ne savais même pas placer cette ville sur une carte. La fille qui avait juré de ne jamais quitter sa région chérie. Jamais ô grand jamais. J'étais vraiment en plein dilemme. Partir et suivre ce programme qui semblait correspondre (parce qu'on ne sait jamais tant qu'on n'est pas dedans) et tout quitter ou trouver quelque chose qui s'y rapproche en restant dans mon petit cocon ? Sans oublier un détail qui peut paraitre anodin mais on parle quand même d'une ville où le Front National est assez bien posé ^^" Ma mère était assez réticente, j'étais super réticente parce que je m'embarquais quand même pour deux ans et pas sociable pour un sou, ça allait être une horreur, de devoir tout recommencer, de sympathiser avec des gens...
    Et puis une de mes amies m'a dit d'arrêter d'avoir peur, de me centrer sur moi-même et de penser à ce que je voulais faire plus tard, de réfléchir à ce que j'avais à gagner d'un côté comme d'un autre. Elle ne m'a pas dit de rester sur Paris ou d'aller à Toulon, elle m'a juste rappelé que c'était de mon avenir qu'on parlait et qu'il fallait prioriser les choses : qu'est-ce qui, dans 2 ans serait le plus important ? Après quelques jours de réflexions, j'ai choisi et j'ai commencé à chercher un logement sur Toulon et sa région. Deux ans plus tard, je suis revenue dans ma région chérie, je fais mon stage de fin d'études et puis voilà.
    Est-ce que je regrette mon choix ? Non.
    Est-ce que ça a été facile ? Absolument pas. J'ai fait une grosse dépression le premier mois de cours. Nouvel environnement, nouvelles personnes, plus de téléphone. J'ai été très malheureuse. J'ai même pensé revenir sur Paris mais... "Tu m'as saoulé avec cette fac en disant que c'était le programme de tes rêves alors tu y restes et c'est tout" m'a dit ma mère... ^^

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    1. En fin de compte, après la première année (j'ai deux M1 à mon actif, super utile lol), j'ai intégré un autre M2 qui va me permettre de faire ce que j'ai toujours voulu faire donc... Et même cette deuxième année a été un véritable enfer... l'ambiance des écoles à concours dans une fac, les gens avaient un âge mental de 16 ans alors qu'on est en M2 quand même... De septembre à janvier presque personne ne m'a adressé la parole... mais je gardais en tête que c'était des moments durs à passer et qu'ensuite, je serai libre de faire ce que je veux. Rien ni personne ne pouvait me faire lâcher l'os (heureusement qu'internet existe parce que sans mes amis et ma famille à distance, ma motivation n'aurait pas été telle! ) Bon, je crois que j'ai quand même écrit un roman en fin de compte !

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    2. Un énorme merci du fond du coeur pour avoir partagé avec moi ton expérience et pris le temps de l'écrire surtout !

      Ton commentaire met en avant un point auquel je n'avais que très peu réfléchi : le long terme. À terme, qu'est ce que je veux mettre en avant dans mon CV et de quoi j'ai envie de bénéficier une fois tout ça terminé. Qu'est-ce qui sera important en fin de compte.

      Je me rends compte qu'en réalité, je n'ai pas le choix entre deux villes, j'ai le choix entre deux expériences de vie : Paris et son renom ou l'étranger et son aventure.

      De ce point de vue, il va mettre plus simple de choisir. Merci et encore merci <3

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  3. Pour commencer: félicitations pour ton admission! Tu as du travailler très dur, et c'est donc un succès amplement mérité!

    Je suis passée plus ou moins par les mêmes phases que toi:après 4 ans à la fac (la Sorbonne aussi!), j'ai voulu changer de direction; je n'ai pas fait le Celsa, mais j'ai été admise dans un institut d'Etudes Politiques, dans une ville qui n'était pas la mienne. On était 35 sur des centaines à être admis, autant dire une bande de privilégiés, j'ai été classée 5eme du concours d'entrée, et je me suis pourtant posé la question: dois-je y aller, ou non?

    Evidemment la réponse a été: OUI! Oui parce que intégrer une école aussi prestigieuse est un honneur et un privilège; oui parce que, surtout, cela t'ouvre les portes d'un meilleur avenir (en ces temps de crise, on ne va pas se mentir: ça compte).

    2 ans plus tard, j'ai été admise dans une Grande Ecole parisienne pour finaliser une dernière année d'études: cette fois, c'est le prix de l'année qui m'a amenée à m'interroger. Et pourtant, j'ai foncé. Je viens à peine de finir de rembourser mon prêt étudiant (4 ans plus tard!), mais j'y ai énormément gagné.

    J'ai beaucoup appris humainement de ces deux expériences;déjà, au niveau de la qualité de l'enseignement; j'ai trouvé du travail relativement rapidement (dans la communication, comme toi - et tu sais que les places sont chères en ce moment); j'ai un salaire décent, même si j'ai connu quelques années parfois difficiles en raison de mon prêt étudiant; et je sais que mon CV sortira plus facilement du lot lorsque je candidaterai à un poste. Sans parler du réseau...

    Il est tout à fait naturel de se poser 127654 questions lorsqu'on est admise dans ce genre d'établissement: est-ce que je serai à la hauteur? Est-ce que je suis prête à chambouler mon quotidien? A m'endetter? Et, au final, très sincèrement: tu ne peux que être gagnante!

    Quant à la question de l'égo... j'avais le même genre de remarques que toi quand j'étais au collège ou au lycée. Alors oui, il y'a une part de revanche... mais cela rend le succès encore meilleur je trouve! C'est d'ailleurs cette envie de revanche qui t'a sans doute amenée à te dépasser... et tant mieux! Cela signifie que ta colère est saine et positive! :)

    Bref, plein de bonnes choses pour ta nouvelle vie académique (je suis sure que tu vas adorer en plus).

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    1. Effectivement, j'ai beaucoup travaillé. Il parait que le travail paie toujours :)

      Merci pour ton commentaire qui retrace ton histoire personnelle et qui témoigne de ton expérience dans une grande école parisienne <3

      Déjà, à travers tes lignes, j'y vois une certaine légitimité à me poser toutes les questions que je me pose, et je me sens un peu moins coupable d'être dans le flou total depuis plusieurs jours.

      Il est certain qu'au niveau du réseau et du CV, il n' a pas photo et ceux sont les principaux arguments qui me font réellement hésiter. À côté de ça, qui n'a quand même pas de prix pour trouver un travail, les difficultés semblent bien méritantes.

      L'un de mes anciens professeurs m'a fait la même remarque. La qualité de l'enseignement est vraiment autre et c'est un aspect intellectuel qui est très attractif. Après, je ne souhaite pas rester sur Paris, mon sud natal me manquerait trop. Je ne serais que de passage. Du coup, l'éventuel réseau ne va peut être pas s'étendre jusqu'en méditerranée …

      Une nouvelle fois merci, ton commentaire est exactement le genre de témoignage que je recherchais sur les réels gains d'une école de la sorte !

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  4. Tout d'abord félicitations pour être admise dans ce cadre d'études prestigieux !! Je suis fière de toi et de ce parcours ougnace que tu partages avec nous.
    J'essaierai d'être brève mais ça n'est jamais facile quand le sujet est aussi vaste et aussi intime.
    Je te dirais que ce choix tu l'as fait en envoyant ton dossier à la Sorbonne. Tu as le niveau, la rage et la'persévérance des grands de ce monde. Et je t'admire pour cela, c'est fort. Tu t'es ouverte ces portes prestigieuses toi-même, tu as visé l'excellence et te voilà à ses portes, c'est beau.
    Le vertige du choix est toujours angoissant mais n'aie crainte, tu as et tu auras toujours le choix de ta vie.
    Un vieil adage dit "choisir c'est renoncer". Alors monte aux cieux sans te brûler les ailes et brille de toutes tes forces.
    P.S: Paris est magique☺

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    1. Je suis tellement touchée quand je lis ton message ! Merci pour cette sincérité et cette douceur, j'en suis vraiment émue. Ta dernière phrase me fait penser au mythe de Dédale et Icare et à toute la signification du mythe du Minotaure et son labyrinthe. Cette histoire mythologique fait vraiment sens à ma situation :)

      Ahah, j'étais obligée de sourire en voyant ton PS. Soit tu es parisienne, soit tu supportes leur équipe :D

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    2. Oui c'est bien à cette référence mythologique queje pensais en t'écrivant ces mots. Alors oui je n'ai pas d'expérience à partager sur le choix que tu t'apprêtes à faire, moi c'est plutôt l'humain et ses émotions qui m'intéresse mais j'espère t'avoir aidé un petit petit peu...
      Et non je ne suis ni parisienne ni supportrice mais je vis en grande banlieue et lorsque je vais sur Paris, je suis éblouie par cette capitable fourmillante et fascinante. C'est une ville riche, culturelle et même si elle a quelques gros désagréments, aller étudier dans cette ville est une formidable expérience.
      J'espère que tu nous diras le choix que tu as fait mais peu importe lequel en fait, puisque je suis sûre qu'il te correspondra☺
      Gros bisous ��

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