10 formes de manteaux pour l'hiver : les intemporels - #2

Le 13 déc. 2015


Coupe droite ou à basque, duffle-coat ou cape, que d'options pour créer ses tenues pendant les jours creuses et froides. Voici dix options intemporelles pour se ré-inventer chaque hiver.

L'hiver dernier je vous expliquais comment choisir son manteau en fonction de sa morphologie. Cette année, petite leçon de style et de culture modesque. À l'origine, les manteaux servaient à affirmer sa position sociale : quel sera votre statut cet hiver?

Le caban

Difficile d'être dans le faux quand il s'agit d'un classique. Issu de la marine, il est facilement reconnaissable avec son double boutonnage, ses poches en biais et son col à larges revers qui saura marquer vos épaules, attention si vous êtes un V donc. Polyvalent, le caban peut devenir plus ou moins chaud à mesure que vous boutonnez son col. Son principal atout reste sa résistance et sa haute protection dû au mélange de la laine et du nylon. Il n'y a pas vraiment de longueur caractéristique, vous trouverez des cabans courts, à hauteur des hanches, et d'autres plus longs qui descendent jusqu'à mi cuisse. Si vous optez pour la version courte, il faudra être vigilante de ne pas porter des hauts plus longs, qui casseraient le style même de ce manteau.
















Le duffle-coat

Conçu à base d'une laine très épaisse melletonnée , ce manteau est parfait pour supporter de froides températures. Si ce sont les pêcheurs belges de la ville de Duffel, d'où la laine provenait, qui sont les premiers porteurs de ce manteau, ce sont les soldats de la marine britannique qui le popularisèrent durant les deux Guerres Mondiales. Praticité avant tout ! Sa forme ample permet le port de vêtements chauds et épais en dessous, même la capuche est étudiée pour se couvrir d'un bonnet sans gêne. Idem pour la boutonnière dont les attaches caractéristiques en forme de corne sont conçues pour être détachées sans effort, et d'une main gantée. Sa coupe très droite et sa longueur trois quart ont besoin d'être accessoirisées pour être féminisées.


La redingote

Encore une fois, nous devons ce manteau à nos amis Anglais. Datant de 1725, il s'agit d'un vêtement mixte qui servait exclusivement aux cavaliers. D'où son nom qui est la francisation de « riding coat ». Il fut par la suite le manteau phare des dandy de 1860. Longtemps abandonné, ce sont les gothiques des années 70/80 qui relancent ce manteau dont la forme peut arborer une queue de pie. Extrêmement chic et élégant, ce manteau a une coupe près du corps et un col croisé. La taille est fortement mis en valeur grâce à une coupe resserrée et une jupe à basque. Ses pans arrondis apportent grâce et fluidité à votre silhouette, en étant, depuis ses origines, un vêtement hybride entre la robe et le manteau. Selon votre morphologie, il est toutefois judicieux d'adapter sa longueur à votre taille.
NB : le mannequin porte ici un jupon qui fait volontairement remonter la basque plus qu'elle ne devrait.


Le manteau officier

Nul doute quant à ses origines. Comme beaucoup d'autres manteaux, il se reconnaît aisément à sa coupe résolument droite, son boutonnage et son col particulier. Le double boutonnage est généralement relié par des coutures visibles. Son col, lui aussi boutonné et droit, monte haut sur l'encolure et peut recouvrir l'intégralité du cou. Ce manteau convient à toutes les morphologies. J'ai toutefois une certaine préférence pour les longueurs qui s'arrêtent juste en dessous des fesses. Je trouve que cela dynamise et élance la silhouette ; mais cela n'engage que moi. Quoi qu'il en soit, il faudra une fois de plus jouer la carte de la féminité pour briser la rigidité de cette coupe à l'origine masculine.


Le manteau masculin

Ce manteau oversize est, une fois de plus, l'une de nos appropriations féminines dans la penderie de ces messieurs. Sa forme, excessivement ample, le rend idéal pour toutes les morphologies lors de la mi-saison. Il doit cependant être taillé à la perfection : trop grand, il perdra sa forme déjà souple – trop petit, il ne sera pas avantageux et sa forme ne sera pas distinguable. Évitez de porter ces manteaux par temps trop froids, il n'est pas assez près du corps pour conserver la chaleur. D'autant plus que son col, spécifique au style,  ne couvre pas le cou avec une coupe plongeante. Comme à l’accoutumée face à des vêtements à la base masculin, détournez le avec des pièces colorées et féminines.



ET VOUS ? Vous portez quel manteau l'hiver ?



Pour plus de coupes et formes de manteaux, je vous invite à lire la première partie de cet article vous qui présente les 5 autres types de manteaux hivernaux… illustrés par une chouette blogueuse mode !

Cosmétiquement vôtre,

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2 commentaires

  1. Cette suite est toujours aussi intéressante ! Moi je porte peu de manteaux, dans le sud une veste un peu épaisse et une écharpe suffisent une bonne partie de l'hiver ! Mais la diversité des formes donnent envie d'en acheter !

    Estelle
    lamodeestunjeu.fr

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    1. C'est vrai que dans le sud, les manteaux sont plus décoratifs qu'autre chose :D J'ai découvert des formes et des coupes que j'avais oublié avec cette suite. J'ai un manteau dans le style d'une redingote, avec une jupe à basque l'hiver. Ça contraste avec mon éternelle veste en cuir.

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